lundi 20 avril 2015

VOICI LE TOGO

DEPUIS QUE NOUS EN PARLONS,
PRÉSENTONS LE TOGO
À NOS AMIS QUI NE LE CONNAÎTRAIENT PAS
OU BIEN LE CONNAÎTRAIENT MAL...

ÉTONNANT TOGO:

UNE SITUATION GEOGRAPHIQUE EXCEPTIONNELLE,

UNE HISTOIRE AFFLIGEANTE



Situé sur le Golfe de Guinée, entre le Ghana à l’Ouest, le Bénin à l’Est, le Burkina-Faso au Nord et l’Océan Atlantique au Sud, le Togo couvre une superficie de 56 000 km2, s’étirant sur 600 km du Nord au Sud pour une largeur n’excédant pas 130 km. La capitale est Lomé.
Le Togo présente une étonnante diversité de paysages pour un si menu territoire. Le raffinement de ses habitants n’est pas une légende, tant sur leur tenue, leur environnement et leur habitat que par la qualité de leur accueil. Partout, du Nord au Sud, vous entendrez: «Bonne arrivée, soyez les bienvenus!»


Résumé ethno-historique:
10-12ème siècles : Présence de nombreux peuples (Akebou, Lama, Tem, Kabyés, Tambermas).
11-12ème siècles : Apparition du royaume de Tado fondé par les Ajatado (ancêtres des Éwés).
16ème siècle : Les Éwés s'installent à Atakpamé et à Notsé ; c'est aussi en ce siècle que commence l'évangélisation portugaise.
17ème siècle : Établissement de comptoirs de traite d'esclaves en bord de mer.
18ème siècle : Arrivée des populations Guins de l'actuel Ghana et des missionnaires protestants.
1884 : Le Togo devient une colonie allemande, reconnue à la convention de Berlin en 1885, avec Togoville comme capitale.
1897 : Lomé devient la capitale du Togo.
1914 : Capitulation au Togo, des Allemands face à la France et la Grande-Bretagne.
1920: Le pays est partagé en deux entre la France et la Grande-Bretagne : un Togo britannique (39 600 km2) et un Togo français (56 000 km2), placé sous tutelle française, sous mandat de la Société Des Nations (ancêtre de l'ONU).
1957 : Le Togo britannique est intégré à la Côte-de-l'Or (actuel Ghana), après référendum.
1958 : Le Togo français obtient l'autonomie dans le cadre de la Communauté Française.
1960 : Le Togo accède à l’indépendance et obtient un siège à l'ONU. Sylvanus Olympio en est élu Président.
1963 : Coup d'État militaire, mené par l'adjudant-chef Bodjollé : Olympio est assassiné.
1967 : Coup d'État mené par le Lieutenant-colonel Étienne Eyadema qui accède à la tête du pays où il restera jusqu'à sa mort en 2005. Il suspend la constitution, dissout l’assemblée, interdit les partis politiques. Le 30 décembre 1979 une nouvelle constitution assure la primauté du parti unique le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) et la prééminence du président de la République.
Avec un PIB de 350$ par an par habitant, le Togo se classe dans la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA), au 152ème rang sur 177 pays. L'agriculture y tient un rôle prédominant : elle occupe 80% de la population et produit 42% de la richesse nationale.
Richesses naturelles:
Le pays possède du pétrole en offshore et aussi du marbre, des attapulgites, du manganèse, du calcaire, du fer, de la tourbe, de l'or, du diamant, de l'uranium, du tantale, mais surtout un très important gisement de phosphates déjà en exploitation et qui représente plus de 40% des recettes d'exportation, dans la région d’Hahotoè-Akoumapé.


Énergie:
Le barrage hydroélectrique de Nangbéto, sur le fleuve Mono (réalisation conjointe du Bénin et du Togo) fournit entre le quart et le tiers des besoins en électricité des deux pays. Le Togo dépend pour 70% du Ghana voisin.
La forte croissance de population a conduit à un besoin accru en bois combustible, cause d'un des taux les plus élevés de déforestation en Afrique.


Équipements:
Le port autonome de Lomé est le seul port en eau profonde de la sous-région.
L'axe Nord-Sud, qui relie Lomé à Dapaong et à la frontière burkinabè, constitue pour le Togo son principal axe de communication, favorisant les échanges commerciaux avec les pays sahéliens.
Comme de nombreux pays africains (Sénégal, Maurice, Namibie), le Togo s’est doté d’une zone franche dès la fin des années 80.


Population:
Le Togo compte 6,5 millions d'habitants (chiffre de 2007), dont 50% vivent dans la zone maritime et 20% à Lomé, avec une répartition de 49% d'hommes contre 51% de femmes. Le Togo compte 2,5 millions d'émigrés à travers le monde.
C'est une population jeune, puisque 45% ont moins de 15 ans. Ceci est dû à un fort taux de natalité (34‰) et à une faible espérance de vie (53 ans).


Religions :
Les Togolais sont généralement très croyants. En la matière, ils se répartissent ainsi :
Croyances traditionnelles (animismes divers) : 59%; Chrétiens : 29% parmi lesquels, des évangélistes omniprésents et très actifs; Musulmans : 12%.
Mais en réalité, tous les Togolais sont animistes, car ils ont réussi un syncrétisme religieux admirable. En témoigne cette parole du Chef Vaudou qui a laissé le pape Jean Paul II sans voix : « …vous et moi, nous avons la même clientèle : dans la journée il y a des catholiques, des protestants, des musulmans…etc, mais le soir venu, ils redeviennent tous animistes, dans mes temples…»


Ethnies :
Ce sont des populations très diverses et très éclectiques qui peuplent ce petit territoire : 37 tribus se partagent le pays, les plus importantes sont les Ewés, les Minas et les Kabyés.


Une situation économique, politique et sociale chaotique:
Au cours de son long règne (38 ans), Eyadema gouvernera seul jusqu’en 1992, date à laquelle une Conférence Nationale lui imposera une nouvelle Constitution qu’il modifiera ensuite au rythme et au gré de ses humeurs…
En mars 2000, un nouveau Code Électoral est adopté, qui prévoit désormais l'institution d'une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette Commission qui avait suscité beaucoup d’espoir à sa création, a montré son impuissance et sa soumission à la dictature au cours de tous les scrutins qui ont suivi. Depuis son accession à l’indépendance, le Togo est un pays où la corruption, la peur et l’impunité ont empêché le moindre progrès économique ou social.
En février 2005, à la mort de son père, Faure Gnassingbé est proclamé président par l'armée. Les événements dramatiques qui ont suivi ce troisième coup d'État au pays ont fait plus de 1100 morts.
Moeurs instillées par le parti unique : complaisance et duplicité généralisées de tous les acteurs politiques «majeurs» qui rejaillissent sur l’ensemble de la population
Désir irrésistible et incessant d’affrontement entre les deux grands blocs politiques, le RPT/UNIR au pouvoir depuis plus de 40 ans et l’ANC-fille naturelle de l'ex UFC, dans un combat morbide où chaque bloc expose « sa chair à canons » aux violences de l’autre.
Cet état de choses est en voie d’être (provisoirement?) résorbé. En effet, Gilchrist Olympio, président de l’UFC, s’est rallié avec une poignée de ses amis, au RPT au mois de juillet 2010. Cette alliance contre-nature et inattendue permettra-t-elle la fin des massacres des Togolais? Permettra-t-elle seulement la marche vers la démocratie? Compte-tenu de ce que j’ai appris à connaître des mœurs politiques du régime RPT, ma réponse est pour le moins réservée, sinon négative…
Corruption et achat des consciences grâce à un argent «facile»...
Déni intégral des droits de l’homme et absence totale de l'État de droit
Violences politiques permanentes, illustrées par des viols, arrestations et emprisonnements arbitraires, meurtres, assassinats…dans la plus totale impunité


L'état politique actuel du pays
Au Togo, on ne compte pas moins de 102 partis politiques. Pour situer le problème, il faut d’emblée signaler que l’expression «parti politique» est tout à fait inappropriée, car ces structures incarnent davantage un individu qu’une idéologie, une ligne politique et encore moins un programme sérieux de gouvernement ou un projet de société.
Comment gagner des élections en partant en rangs si dispersés? Pourtant, depuis plus de dix ans, l’opposition est très largement majoritaire dans le pays. Pourquoi alors a-t-elle systématiquement volontairement toujours torpillé ses chances en refusant de s’unir sincèrement et sans arrière-pensées?
Il faut dire la vérité en reconnaissant que les forces d'opposition font endurer, elles aussi, d’énormes souffrances à notre peuple avec cette multiplicité de partis politiques dont le Togo détient, non seulement la triste réputation, mais aussi le record. Cet émiettement n’est pas du goût du peuple togolais qui l’a d’ailleurs fait savoir lors de la présidentielle du 4 mars 2010 : 61% pour le RPT ; 34% pour l'UFC et 5% à partager entre les 5 autres partis présents au scrutin ! A-t-on tiré les leçons de ce signal populaire ? Apparemment NON !
Ce que nous sommes amenés à comprendre en faisant l'addition des expériences passées, c’est que le RPT/UNIR est un parti de professionnels de la manipulation et de maniaques des représailles; un parti qui fait du mal au nom du bien, qui aime à frauder, à tourner les règlements et à défigurer la légalité.
Il faut mettre fin à ce film ahurissant en privilégiant le réalisme politique sur la politique fiction qu’affectionnent malheureusement les responsables politiques togolais.
Pour tenter d’enrayer cet insupportable scénario de jeux de rôle bien rôdé, il faut introduire sur la scène des nouveaux acteurs…
L'opposition togolaise fait mal au cœur : l'explication de mon entrée sur la scène politique togolaise est là.

L'outil politique de mon engagement : SURSAUT TOGO
SURSAUT TOGO, dit SURSAUT, est à sa création en 2005, une association sans but lucratif qui, dans son article 2, dispose clairement:
«L'association a pour objet:
- de conduire des actions dans les domaines économique, social, éducatif et sanitaire au bénéfice des populations togolaises, afin de combattre la pauvreté et ainsi apporter à ces populations un minimum de dignité
- de créer une synergie entre tous les démocrates togolais, africains ainsi que tous les autres démocrates du monde, afin d’obtenir le retour à la démocratie au Togo et de veiller en permanence à son respect par tous les pouvoirs politiques se succédant dans ce pays.
SURSAUT prend l'engagement, qu'il impose à tous ses adhérents, du respect intégral et scrupuleux des droits de l'homme et de la totale liberté de conscience.
SURSAUT est une Association qui ne s'interdit pas la réflexion politique, seul levier pour vaincre la pauvreté, pour conquérir au Togo, en rassemblant tous ceux et toutes celles avec qui il est en accord éthique et philosophique, par la seule voie pacifique et démocratique, le pouvoir politique afin de proposer au peuple togolais une alternative politique assise sur une démocratie exemplaire.

En 2011, l'association a été transformée en Mouvement politique
Pour les adhérents de SURSAUT, il s'agit très clairement et très explicitement d'imaginer, de construire et d'installer durablement au Togo une démocratie exemplaire, fondement de tout développement social et économique, avec comme objectifs fondamentaux:
1- Réconcilier puis fédérer tous les Togolais de l’intérieur comme de l’extérieur, autour des valeurs de liberté, de tolérance et de respect.

2- Combattre toutes les formes de sexisme, d'homophobie, de racisme, de xénophobie, de régionalisme et de tribalisme au sein de la société togolaise, et en particulier, créer les conditions pour la naissance d'une vraie nation où l'égalité est totale entre tous les Togolais.

3- Ouvrir la société togolaise au modernisme, à la science et à la technologie. Promouvoir le dialogue entre les cultures des pays riches et celles des pays en développement.

4- Réhabiliter l’humanisme africain pour lequel l’homme est toujours au centre de tout projet politique et économique.
En tant que président du Mouvement et candidat à l’élection présidentielle de 2010, j'ai profité de l’occasion de la précampagne, pour exposer aux Togolais le sens du combat de SURSAUT. Je suis allé l’expliquer dans les 356 cantons du pays. Tout le monde a pu me rencontrer et m’interroger sur ce qui pouvait paraître encore flou. J'ai moi-même, à mon tour, écouté une grande majorité de Togolais. Ce mode de campagne de proximité a profité à tous les acteurs politiques togolais et tous l'imitent avec bonheur depuis cette date.
Les thèmes abordés et synthétisés en 6 défis à relever m'ont été suggérés par les Togolais eux-mêmes: la réconciliation nationale, le défi alimentaire, le défi de l’accès à l’éducation pour tous, le défi de l’accès à la santé pour tous, le défi de l’éradication du chômage des jeunes notamment, et le défi du bien-vivre-ensemble.»



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