dimanche 26 juin 2016

Trafic d’enfants au Togo : la piste du canton de Glitto.


Sous un soleil de plomb de cette matinée de vendredi, la petite cour de l’école primaire publique de Glitto, environ 250 km nord-est de Lomé et à 60 km de la ville d’Anié, connaît une animation particulière. La centaine d’élèves se préparent à partir en vacances. Une période pleine de suspens tant pour les enfants que pour les parents et les directeurs d’établissements scolaires. « Je suis convaincu que peu d’enfants reviendront à la rentrée », regrette un parent. Où partent-ils? Que vont-ils y faire ? Reviendront-ils un jour ? Et dans quel état ?

Ils sont des dizaines d’enfants à quitter, chaque année, le canton de Glitto « à la recherche du bonheur » à l’étranger. Plusieurs d’entre eux ont à peine 12 ou 13 ans. Le Benin (dont la frontière) est à quelques kilomètres, le Nigeria ou encore le Cameroun sont leurs destinations privilégiées. « Là bas, ils vont pouvoir aller a l’école, apprendre un métier pour devenir des hommes », s’imaginent les parents, pleins d’espoir en les confiant à l’aventure. Un espoir qui, au fil du temps, s’effrite pour laisser la place à l’inquiétude et à la peur de perdre à jamais son « enfant chéri ».
Medium Rectangle
En effet, plusieurs de ces « adultes prématurés » perdent leur vie dans ces voyages aux desseins inavoués. Ceux qui ont plus de chance reviennent souvent malades ou dépourvus de tout. Un vélo, un poste-radio et quelques sous, voilà le butin de ces nombreuses années de galère. Un habitant du village de Kpatala raconte : « Il y a quelques mois, les corps de deux de nos fils ont été rapatriés du Nigeria. Ils sont partis dans les mêmes conditions que les autres avec des promesses d’un retour luxuriant… ».
Garanties du bonheur et d’une totale prise en charge, sont les « promesses » des individus véreux qui se livrent à ce commerce horrible. « Passeurs » comme ils se prénomment communément. Ils font le tour des villages du canton de Glitto et ses environs à la recherche de « marchandises ». Ils sont généralement originaires du milieu et servent d’intermédiaires entre les trafiquants et les parents. Ils convainquent ces derniers de laisser partir leurs enfants pour un avenir meilleur. « J’ai reçu 10.000 F CFA pour confier mes enfants. Ils vont à Lomé, selon le type qui est venu me voir », affirme un homme tout souriant et confiant dans un avenir meilleur pour son enfant. Assis sur un tronc d’arbre sur la place publique du village, il ajoute ne pas connaitre le nom du passeur. « Je sais seulement que c’est un jeune bien habillé, avec des lunettes noires et qu’il parle notre langue. Il m’a même promis que mes enfants seront comme lui », dit-il. Une aberration pour certains. Car comment confier ses enfants à un inconnu contre une maudite somme de 10000 F CFA? Mais pour qui a une fois expérimenté la vie en milieu rural au Togo, cette situation ne surprend pas beaucoup. Sols dénudés, sécheresses, manque d’infrastructures de base… bref, la misère ambiante reste le vécu quotidien de ces populations. La confirmation vient du gouvernement qui a publié début en 2014, les statistiques sur l’état de la pauvreté dans le pays. Les chiffres sont hallucinants, « 77% en zones rurales vivent avec moins d’un dollar par jour, soit (400 F CFA). La solution est alors toute trouvée pour se « débarrasser » de ces bouches supplémentaires . Les « confier » contre quelques pièces de CFA, surtout en cette période de la cherté de la vie.
Nombre d’enfants victimes de ce trafic sont alors vendus (sic) à des propriétaires de grandes plantations de café, cacao, canne à sucre du Nigeria, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire … Des dizaines de ces enfants originaires du Togo ont été récemment retrouvés noyés sur les côtes marines gabonaises en 2008, après avoir sombré quelques jours plus tôt avec leurs embarcations de fortune. Des chiffres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) estimaient que 218 millions d’enfants ont dû travailler dont 126 millions dans des emplois dangereux. Pis encore, 5.7 millions de ces êtres fragiles étaient en 2014 assujettis à un travail forcé ou à l’esclavage.
D’autres (les filles en majorité) deviennent des travailleurs du sexe dans les grandes métropoles africaines. Toujours selon l’OIT, ils étaient 1,8 millions à être soumis, en 2013, a la prostitution et à la pornographie. Leurs « prix » varient en fonction de leur âge et de leur allure et vont souvent jusqu’à 200.000 F CFA. De là à parler d’une nouvelle traite négrière, il n’y a qu’un pas à faire.
Au Togo, le ministère de la Protection sociale semble dépassé par les événements. Surtout dans les zones rurales. Seules quelques organisations non gouvernementales continuent le combat dans ces régions. Des comités de vigilance ont ainsi été installés dans les milieux les plus touchés par le trafic. Mais les moyens limités et l’absence de volonté politique amenuisent leur pouvoir. « Nous n’avons pas de salaire. En plus, que peut-on contre les gens à qui la faim a occulté la conscience ?», s’interroge Romaric, un jeune du village d’Atchinedi.

Robert Avotor


Voilà une des raisons pour lesquelles je vous supplie de signer et de faire signer la Pétition "La Révolte des Justes..."

lundi 6 juin 2016

La Révolte des JUSTES pour le Togo

La Révolte des JUSTES

Le Togo se préparerait de nouveau à aller à des élections « locales », sans consensus sur les fondamentaux de base que connaît tout État de droit ; sans Code électoral amendé conformément aux nombreuses recommandations que le pays reçoit de toutes parts depuis les années 90 ; sans découpage électoral consécutif à un recensement général de la population et des territoires ; sans rigueur, sans dialogue réel et sincère, sans probité, sans éthique, sans tant de choses qui sont exigées dans un réel État de droit, mais avec un objectif unique : avoir le plus d'élus locaux possibles, le maximum de communes et de régions pour « une majorité dite présidentielle » inexistante, quel que soit le nombre de voix de la part du peuple.
Le système a toujours fonctionné ainsi depuis 1963. Comment peut-on opérer ce tour de force encore aujourd'hui sans la réprobation de tous les JUSTES de la planète ?
Vous êtes un de ces « honnêtes gens », apportez-nous votre soutien pour qu'enfin la voix des populations soit entendue !

Notre objectif : faire changer les choses au Togo. Obtenir, pour une fois, que les élections soient faites dans l'ordre, avec sérieux, avec honnêteté, avec responsabilité, dans la justice...C'est bien le minimum que demandent, eux aussi et enfin, les évêques du Togo dans leur fameuse lettre épiscopale du mois de mai 2016.

Notre souhait : faire cesser la gabegie organisée par l'UE qui débourse à chaque scrutin, un minimum de 20 millions d'euros pour « observer » des élections qui sont toujours tripatouillées et bafouées en présence et avec la complicité de ses « observateurs ».
Les impôts des citoyens européens ne méritent-ils pas mieux ?

Entrez dans le grand Cercle des JUSTES !
Signez et faites signer cette pétition...
sur www.change.org

https://www.change.org/p/parlementaires-europ%C3%A9ens-la-r%C3%A9volte-des-justes-pour-le-togo?recruiter=39469487&utm_source=petitions_share&utm_medium=copylink




lundi 28 mars 2016

TÉMOIGNAGE BRETON...

Bonsoir Kofi, Bonsoir ami, Bonsoir frère,

Non ce n'est pas de l'apitoiement, c'est autre chose : de la colère? De la

constatation? De l'impuissance, ou quelque chose de plus profond?

En 1974, comme énormément de jeunes à cette époque-là, j'ai pris la route, 

comme on disait en ce temps. Pendant 4 longues années, j'ai parcouru la terre à 

la recherche de cet autre ailleurs, celui que l'on ne trouve jamais, celui qui 

n’existe pas. Évitant les grandes villes, pieuvres géantes aux tentacules mortelles, 

parcourant les pays que je traversais de village en village, partout je fus accueilli 

comme un ami, un frère. J'étais aussi pauvre qu'eux, ne possédant en tout et 

pour tout et pour toute richesse que mon vieux sac à dos, une maigre guitare et 

ma dégaine dégingandée. Souvenirs inoubliables que toutes ces rencontres...

Plus tard, j'ai connu la même misère dans ma profession d'éducateur face à des 

êtres humains qui, pour beaucoup n'ont d'humain que leur nom de baptême. Plus 

tard quand je me suis décidé à découvrir les grandes villes du monde, je n'y ai 

trouvé qu’indifférence et solitude des grandes métropoles, même parmi nos 

compatriotes Français. Le seul réconfort que j'ai trouvé à  New-York, à Sydney ou 

encore à Mexico, c'est dans les communautés bretonnes, tout comme vous-même 

vous l'avez trouvé en terre de PEN AR BED. Tout au long de ma vie, j’ai découvert 

des situations tellement tragiques, tellement insoutenables et j'en ai encore sous 

mes yeux tous les jours, les sans papiers traqués, les Roms mis au rebut d'une 

société dite civilisée, les sans abris de plus en plus nombreux, les personnes 

âgées fouillant dans les poubelles pour trouver un peu de nourriture ou achetant 

des boîtes de pâté pour chiens… il y a encore tellement d'exemples que je 

n'aurais pas assez de temps devant moi pour tous les mettre au grand jour, 

comme ces enfants en Côte d'Ivoire, esclaves dans les plantations de cacao… et 

l'on retrouve dans les gondoles de nos grands magasins des tablettes de chocolat 

venant de Côte d'Ivoire, vendues sous l'étiquette "COMMERCE ÉQUITABLE" ! Pour 

qui est-il  ÉQUITABLE ce commerce? Sûrement pas pour ces enfants esclaves !


Mais tout cela, vous le savez comme moi, mieux que moi ! Il est grand temps que 

les hommes ouvrent enfin les yeux et ce que vous faites pour le Togo, votre pays 

d'origine, est noble et beau. Je l'ai fait moi aussi un temps pour la Bretagne dans 

d'autres conditions, d'autres luttes... alors je comprends ce que vous ressentez 

par rapport à la diaspora togolaise, son indifférence et son égoïsme devant ce 

que vous entreprenez. J'ai ressenti la même indifférence de la part de la diaspora 

française à cette époque et pourtant s'ils savaient comme ce Pays est beau et 

généreux !

Je terminerai par cette phrase d'une chanson de GLENMOR :

"Passant, demeure ici...

Étranger, amarre ici ta galère...

La joie reviendra à la table d’hôte...

Passant, demeure ici par simple amitié… »


Oui ce n'est plus de l'apitoiement, ce serait plutôt de l’incompréhension. 

À bientôt. Continuez votre lutte. Bon courage et surtout gardons toujours en nous 

l'espoir, avec les rêves, les pensées… ce sont des choses que personne ne peut 

nous prendre, nous voler ou nous faire payer des impôts dessus.

KARENTEZ


Phil Youenn

samedi 26 mars 2016









TÉMOIGNAGE/ENCOURAGEMENT/SOUTIEN... 







Bonjour à vous, Monsieur le Président Kofi,
Je suis très enchanté d'avoir reçu votre réponse à mon message.
Je pense que les Togolais ont très précisément besoin d'un leader comme vous, qu'ils
aiment et qui leur tient à cœur.
Nous avons besoin de voir clairement un avenir meilleur et je pense qu'avec vos idées
positives qui gouvernent votre projet de société nouvelle pour le Togo, vous seul
pouvez accomplir ce rêve pour nous.
C'est pourquoi je dédierai désormais tout mon temps pour vous apporter toutes mes
forces pour la victoire du peuple togolais et vous voir accéder à ce pouvoir et assurer
la paix, le bonheur, le développement et la prospérité.

Merci, L'UNION FAIT LA FORCE.

I.A.

mercredi 16 mars 2016

LE TOGO, PETIT RECTANGLE PROBLÉMATIQUE!

Kofi Yamgnane ? L'oiseau rare que la classe politique togolaise attend depuis longtemps sans se l'avouer et se décider enfin à l'accueillir. Mais la grande heure a sonné pour ce petit rectangle problématique. Avec Kofi, que tous les esprits s'éveillent et que le soleil de l'espoir apparaisse enfin à l’horizon pour le peuple togolais longtemps bâillonné.

PROSPER

mardi 8 mars 2016

TÉMOIGNAGE/SOUTIEN

Bonjour Kofi,
Je suis emplie de la même profonde tristesse que vous devant le reniement des socialistes au pouvoir, voire pire, devant leur adhésion aux thèses de l'École de Chicago! L'ultralibéralisme a le vent en poupe et il est révoltant de constater que ce sont des socialistes qui lui déroulent le tapis rouge en France.
Je reviens de 3 semaines en Inde...et je m'interroge : et si notre planète cheminait allègrement vers un monde à 4 vitesses?...
Mon frère, sans cesse je me rappelle les paroles du Roi Guillaume: " il n'est pas besoin d'espérer pour combattre ni de réussir pour persévérer"...je me suis engagée il y a 2 mois chez les Verts...au moins, il existe une cause qui met tout le monde d'accord: la planète et l'Humanité se meurent sous le poids de la cupidité de l'homme et sous sa cruauté destructrice. Un périple à travers l'Inde...et j'ai pu voir le paroxysme de la pollution par les plastiques et autres pesticides.
Bien à vous, Kofi.
Amitiés fraternelles






mercredi 2 mars 2016

LES MENSONGES D'ÉTAT DE FAURE GNASSINGBÉ


Le chef de l’État Faure Gnassingbé a séjourné du 29 février au 1er mars en terre suisse. C’est dans le cadre de la 31ème session du Conseil des Droits de l’Homme tenue à Genève. Une rencontre au cours de laquelle il a exhorté la Communauté internationale à intensifier ses actions en matière des Droits de l’Homme. Une exhortation qui contraste scandaleusement avec la réalité des Droits de l’Homme au Togo, le pays qu'il dirige d'une main de fer.

Randolph Antoine, citoyen franco-togolais, docteur vétérinaire en Alsace, a été enlevé le 22 février dernier à Lomé et actuellement toujours détenu à l’Agence Nationale du Renseignement (ANR) togolais ; Pascal Bodjona aura passé 525 jours de détention dans la prison civile de Tsévié, sans jugement malgré une procédure entaché d’irrégularités ; Étienne Yakanou est mort en prison dans le cadre de l’incendie du grand marché de Lomé, Les récentes manifestations à Mango ont fait 9 morts par balles...etc. La liste est interminablement longue.

À ces détentions arbitraires s’ajoutent les répressions sanglantes des manifestations de l’opposition et de nombreux médias sont fermés.

Voilà ce à quoi ressemble la situation réelle des Droits de l’Homme au Togo et qui préoccupe Amnesty international dans son dernier rapport.

Curieusement, tout cela semble échapper à Faure Gnassingbé qui peint en blanc la réalité des Droits de l’Homme au Togo.

Il ose dire, toute honte bue : «Nous avons pris les mesures nécessaires avec hardiesse pour l’enracinement des droits de l’Homme dans toutes les sphères de la vie de notre peuple. Que ce soit, la refonte de l’arsenal juridique national pour intégrer les instruments normatifs internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Togo, la liberté d’expression, d’association et de manifestation, l’organisation d’élections crédibles, transparentes sans violence, l’incrimination de la torture sous toutes ses formes, la protection des minorités notamment les enfants, les femmes, les personnes handicapées et âgées », a-t-il déclaré lors de son intervention.

Pour lui, le Togo est un paradis en matière des Droits de l’Homme. Malheureusement, les faits sont là pour témoigner comment les Droits de l’Homme sont bafoués au Togo.

À l’écouter, on se demande de quel Togo il parle. Comme dirait ma grand-mère : « Pas même dans ses rêves ! ». C’est visiblement le cas chez Faure Gnassingbé, puisque la réalité est toute autre et que c'est le mensonge qui gouverne le pays. Quel gâchis !