mercredi 8 avril 2015

TOGO : ÉLECTIONS TRANSPARENTES...


Siaka Sangaré:
« Le fichier que nous laissons n’est pas fiable, il est juste consensuel »

Après les grandes vagues qu’elle a soulevées ces derniers jours, la question du fichier électoral s’est estompée depuis mardi à la fin de la réunion du comité de suivi de l’élection présidentielle du 25 avril 2015. Durant les 10 jours de travail, les experts n’auraient détecté rien qu’un peu plus de 8 mille doublons dans le fichier électoral. Le reste serait acceptable.

En conférence de presse mercredi au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le général malien, Siaka Sangaré et son compagnon qui ont travaillé sur la consolidation du fichier électoral avec les experts des candidats et de la société belge ZETES ont rendu publics les résultats de ses travaux. Dans le cadre de la recherche des inscriptions multiples, 8.119 cas ont été identifiés comme des doublons et supprimés.

L’autre constat fait par l’OIF est que plus de 2 millions d’électeurs ont été enregistrés sur témoignage; ce qui représente 75% de l’électorat contre 22% seulement qui l’ont été sur présentation de la carte d’identité.
Le fichier électoral compte désormais 3 509 258 2 électeurs. 4112 centres de vote et 8994 bureaux de vote seront opérationnels sur toute l’étendue du territoire national.

« Le fichier électoral que nous laissons n’est pas fiable. Mais il est consensuel », a déclaré le Général Siaka Sangaré, chef de la mission de la Francophonie.

Le fichier a été analysé avec des méthodes moins avancées que celles d’un audit professionnel.

La mission a fait savoir qu’elle n’avait jamais recommandé le report de la présidentielle mais aurait pu le faire si c’était nécessaire.


Ainsi, la Francophonie recommande une professionnalisation de la Céni, le transfert de la technologie, la modification du code électoral en tenant compte de la biométrie, l’invalidation des numéros de cartes anciennes.

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