jeudi 3 août 2017

LIBERTÉ POUR LE TOGO « ANGLAIS »



Colonie allemande à partir de 1884, le Togo est ensuite coupé en deux par les vainqueurs de l'Allemagne lors de la première guerre mondiale : la France et la Grande Bretagne. Le pays et les ethnies sont éclatés entre la Gold Coast (aujourd'hui Ghana) et le reste du Togo désormais placé sous tutelle française par la SDN et qui constitue le Togo d’aujourd’hui,.
Avant d’en arriver là, le Togo a subi pas moins de 2 partages et une annexion:
  • Le premier partage entre les Anglais et les Français a lieu en 1915. Les gouverneurs coloniaux du Dahomey pour la France, de la Gold Coast pour la Grande-Bretagne, se partagent le pays suite à une convention signée le 30 août 1915
  • Le deuxième partage a eu lieu en 1927 et les frontières «définitives» du Togo sont fixées par les deux puissances en 1929: au total, le Togo dit français aura une étendue de 56 600 km2 et la partie dite anglaise 33 900 km2
  • Quant à l’annexion du Togo britannique (les 33 900 km2) au Ghana, elle a lieu en 1956, après un simulacre de référendum organisé par l’ONU et instrumentalisé par le Président ghanéen, Kwame Nkrumah, avec l’appui du gouvernement britannique. Ainsi est mis en œuvre le «plan secret» de Nkrumah et son parti, la Convention of People’s Party (CPP), afin de récupérer les très riches terres du Togo pour la culture du cacao et du café.
En réalité, le Togo n’aurait jamais dû perdre ses frontières naturelles Est et Ouest que sont respectivement les fleuves Mono et Volta. Il aurait eu aujourd’hui une étendue de 90 500 km2. Mais organiser un référendum pour le choix entre le Togo français encore sous tutelle et la Gold Coast devenue pays indépendant est une parodie et les résultats ont été clairs, nets et sans appel: 93 095 voix pour l’annexion, 67 492 contre!
Peut-on encore revenir sur cette véritable «violation» des frontières comme on l’a vu entre le Cameroun et le Nigeria? Ma réponse est oui, à condition que le Togo devienne comparable au Ghana en matière de droits de l’homme, de démocratie politique et de gouvernance. En l’état actuel de la situation, quel citoyen sensé pourrait-il choisir de quitter un pays démocratique (le Ghana) pour une dictature (le Togo) ?
Le « réveil » du peuple togolais annexé au Ghana, qui demande aujourd'hui sa liberté, sonne comme un prémisse de la réunification du Togo. Ce projet de réunification est un projet de conquête accordé à tout peuple, du droit « à disposer de lui-même ». Il appelle tous les autres Togolais à intensifier leur lutte pour bouter dehors la dictature de la famille Gnassingbé pour un Togo libre et démocratique...

C'est seulement après qu'on pourrait organiser un référendum pour connaître la volonté des habitants du Togo « français » situé à l'est des fleuves Mono pour sa partie méridionale et Oti sur sa partie septentrionale.

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