lundi 7 janvier 2013

SI LA HONTE TUAIT....


Togo : Gilchrist Olympio : « La nuit s’estompe lentement » pour le Togo et « la lumière d’un futur ensoleillé émerge petit à petit » pour le pays

© Lomé (le 5 janvier 2013) — gilQue tout le peuple accepte de prendre part aux élections législatives et locales que le Togo organise à partir de l’année 2013, voilà ce que souhaite Gilchirst Olympio, président national de l’Union des forces de changement (UFC), à la nation pour le compte de l’année 2013.
Ce vœu est contenu dans un message de fin d’année que le président national de l’UFC a adressé aux Togolais et publié sur le site internet du parti ce 4 janvier 2013. « Nous nous sommes engagés à organiser des élections législatives dans le maximum de transparence et avons engagé avec nos partenaires locaux et étrangers des discussions approfondies sur la logistique de ces élections. Nous souhaitons que les conclusions de ces consultations, et le travail de préparation en cours au sein de la CENI et des autres institutions concernées, aboutissent à la mise en œuvre du cadre proposé par tous pour assurer des élections totalement transparentes », a avancé le fils de Sylvanus Olympio, premier président du Togo assassiné en 1963, qui exprime toute sa « confiance » dans le processus qui se dessine et pense que ces élections « donneront naissance à la première Assemblée constituante élue entièrement démocratiquement » du Togo, un parlement qui de son avis, « pourra attaquer de front les grandes réformes constitutionnelles qui s’imposent » au Togo.
Le président national de l’Union des forces de changement (UFC), Gilchrist Olympio dans ses vœux au peuple togolais estime que « la nuit s’estompe lentement » pour le Togo, et que « la lumière d’un futur ensoleillé émerge petit à petit » pour le pays. Très optimiste dans ses propos, Gilchrist Olympio fait savoir que « toutes les conditions » étaient enfin réunies pour que le Togo « sorte de son brouillard ».  
L’homme n’hésite pas à faire une comparaison entre le scrutin « historique » de l’année 1958 qui avait ouvert la voie à l’indépendance du Togo aux scrutins devant avoir lieu au cours de l' année 2013. « Cette année 2013 sera une année de grandes décisions pour le peuple togolais, comparable peut être à l’année 1958 qui a vu se dérouler les élections qui ont abouti à la fin du régime colonial français et qui ont donné naissance à la République indépendante du Togo deux années plus tard. Soyez au rendez-vous de ces élections. Votre pays vous y appelle tous », écrit Gilchrist Olympio.
Le président national de l’UFC revisite dans son message, les principales réalisations obtenues grâce, sselon lui, à l’« accord » intervenu entre l’UFC et le RPT en 2010. La « relance de l’économie », la constriction « d’infrastructures urbaines modernes et fonctionnelles », l’exécution de « plusieurs projets d’adduction d’eau dans les villes de l’intérieur du pays », l’ouverture d’une « nouvelle centrale de production électrique à Lomé », les projets d’« expansion » et de « rénovation des infrastructures » au Port autonome de Lomé, la mise en place de « nouvelles infrastructures de télécommunications », l’intégration de tous les départements du Trésor public (douanes, impôts, comptabilité de l’état, service de contrôle des grandes administrations, etc.), la réforme du secteur judiciaire, sont entre autres réalisations sur lesquelles est revenu l’ancien candidat à l’élection présidentielle pour saluer l'amitié intervenue entre les deux formations politiques. « Nous avançons… Plus lentement que nous le souhaitons pour le peuple togolais, mais surement néanmoins... Le climat politique et sécuritaire apaisé du pays nous permet maintenant de travailler sans relâche au développement national et à l’amélioration des conditions de vie des Togolais. Mais bien sûr, presque tout reste à faire. Nous n’avons qu’à peine enclenché le vaste chantier économique que représente notre pays », a relativé celui-ci.
Pour finir, Gilchrist Olympio s’est interessé à ses « frères et sœurs journalistes ». Il faut, leur conseille-t-il, « peser la responsabilité » qui leur incombe dans la reconstruction de la société togolaise. « Peu de nos maisons d’édition et de nos journalistes ont aujourd’hui les moyens et la rigueur analytique qui devraient servir de base au travail d’investigation et de vérification nécessaire à leur rôle de contre balancier démocratique. Cette capacité médiatique jadis vibrante et créative a été en partie décimée par les exactions de l’ancien pouvoir et par l’exil des meilleurs journalistes togolais. Mais nous invitons les hommes et femmes qui forment aujourd’hui la presse écrite et visuelle du pays à reprendre le flambeau de ceux qui ont perdu leur vie ou leur sécurité pour leurs idées… », déclare Gilchrist Olympio qui a exhorté les « jeunes journalistes d’aujourd’hui à prendre exemple sur ceux qui brillent déjà parmi eux ». Il faut, leur dit-il, se « remettre au travail sérieux, minutieux, et parfois difficile d’analyse et de recherche, seul capable de produire une information utile et à la hauteur de l’histoire dont ils sont les premiers témoins ».
Olivier A.

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